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Covid-19: les chauffeurs routiers, ces héros du quotidien.

19.04.2020 Fleet Safety

Drôle de période pour les chauffeurs. Alors que la grande majorité de l’humanité est confinée, au chômage technique ou travaille depuis la maison, les demandes de livraisons s’envolent vers des niveaux totalement inédits et les conducteurs se retrouvent surchargés de travail. Dans la crise mondiale que nous traversons, une chose apparaît clairement : les chauffeurs, livreurs et gestionnaires de flotte tiennent un rôle essentiel au quotidien.

Les chauffeurs routiers plus que jamais en première ligne

Pourquoi les circuits de livraisons sont soudain en surchauffe ? Tout d’abord à cause des rumeurs de pénurie. Les images d'étagères de supermarché vides rendues virales via les réseaux sociaux ont provoqué une panique générale qui a poussé des milliers de personnes à stocker compulsivement du papier toilette, du gel hydroalcoolique et des denrées alimentaires. Deuxième raison de l’intensification des livraisons : l’acheminement du matériel médical (masques, ventilateurs, médicaments, matériel de protection). Ces équipements précieux qui arrivent par tonnes de l’étranger doivent absolument être livrés en temps et en heure au personnel soignant des hôpitaux et des Ehpad (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) qui les attendent depuis des semaines. Enfin, rappelons que même si les gens ne vont pas travailler, ils doivent tout de même se nourrir chaque jour, eux et leurs familles, grâce à des marchandises livrées principalement par la route.

Cette frénésie d’achats due à la peur de la pénurie n’a rien de virtuel : en France, les achats dans les supermarchés ont connu un pic de +31% (une hausse supérieure à celle habituellement constatée pendant la semaine du Nouvel An). Quant à la demande en gel hydroalcoolique, elle aurait été multipliée au moins par douze en mars, et de nombreuses pharmacies et grandes surfaces se sont retrouvées en rupture de stock.

Evidemment, toutes ces denrées et consommables sont transportés par camions. La pression sur le système de fret est devenue si grande que les gouvernements suspendent de nombreuses réglementations introduites depuis des décennies à l'origine pour protéger la sécurité des chauffeurs routiers. Les dérogations au droit du travail concernent de nombreux pays de l’UE : en France, les exceptions temporaires permettent aux chauffeurs de poids-lourds de travailler jusqu’à onze heures par jour (au lieu de neuf) deux fois par semaine, tout comme en Belgique et en Hollande.

Des conditions de travail de plus en plus difficiles

Entre certains pays de l’Union Européenne - notamment à la frontière entre l'Allemagne et la Pologne - l’approvisionnement crée des embouteillages monstres de plusieurs dizaines de kilomètres, forçant les chauffeurs à rester des heures durant dans leur véhicule sans pouvoir se reposer.

Lâcher la bride sur les régulations et les normes de sécurité s’effectue au détriment des chauffeurs, puisqu’une plus longue durée de travail amenuise les réflexes et le temps de réaction en cas de danger, et multiplie les risques d’accidents.

Autre problème dont pâtissent les chauffeurs en temps de Covid-19 : la possibilité de faire des pauses. De nombreuses aires de repos et cafés sont fermés, parfois même les sanitaires, au grand désarroi des conducteurs qui prennent des risques au quotidien pour aller travailler.

En Europe, après des décennies de frontières ouvertes et de circulation sans entraves, le confinement et les autres restrictions ont abouti à une circulation bien moins fluide. Malgré les voies express destinées à la livraison de marchandises afin de ne pas bloquer le trafic ni pénaliser l’économie, l’attente aux frontières dure parfois plusieurs heures entre deux pays européens.

Les chauffeurs, plus exposés, doivent être protégés

A ces difficultés opérationnelles s’ajoutent le fait que les chauffeurs sont indéniablement bien plus exposés au coronavirus que les personnes confinées chez eux. L’injonction de distanciation sociale est certes possible dans un véhicule, mais comment éviter le contact avec d’autres chauffeurs ou employés, et avec les serveurs des aires autoroutières ?

Certaines sociétés mettent la main au portefeuille afin d’endiguer les effets de la crise sanitaire, comme la société Heetch, qui a lancé un fonds de solidarité de 500 000€ pour “accompagner financièrement les chauffeurs les plus en difficulté”.

En ces temps difficiles, Mobileye salue le courage des conducteurs et gestionnaires de flotte, qui par leur travail au sein de la pandémie permettent aux populations de rester debout, de se nourrir chaque jour et d’espérer voir au plus vite la fin d’une crise sans précédent.


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